Épilogue d’un Esprit Libre : Entre Raison Littéraire et Paix Spirituelle

abdelkader ahabchane

 

Une catastrophe, le génocide du Rwanda, la schizophrénie du monde, les guerres et les conflits religieux… On parle de Karl Marx, de débats intellectuels, mais au fond, nous sommes des malades psychiques, des déprimés en quête d’une psychothérapie ou d’un remède pour enfin reposer l’esprit. Entre la jalousie, la haine et la torture des mots, la psychanalyse de Freud ne suffit plus. Pourquoi ? Qui ? Peu importe. Ce que je cherche, c’est le sommeil, un bon sommeil loin des idéologies.
​La problématique reste l’incapacité de pardonner. On vit comme dans un roman d’Orwell, sous l’œil politique, craignant de dire ou de lire. Alors, j’écris dans mon carnet. La vie est une succession d’étapes entre la peur de la mort et celle de la prison. Heureusement, il reste le rire de la lecture. Pour moi, ‘La Nuit du Soleil’ d’Abdelkrim Jouaiti est le chef-d’œuvre de la littérature marocaine ; c’est là que réside la vérité brute, ‘the real fact’.
​Les écrivains marocains traitent de problèmes complexes, comme cette figure du ‘Chnak’ à barbe qu’on veut raser pour rompre avec la tradition. Mais le respect demeure essentiel. Les meilleurs romans sont ceux qui décryptent les nœuds personnels imposés par la société. On cherche des codes pour se relaxer. Finalement, face à Heidegger et aux théories, nous revenons à la foi : nous croyons en Dieu, nous prions. Car face à l’épilogue inévitable qu’est la mort, personne ne peut interférer. La littérature, avec sa magie et ses conflits, n’est qu’une base pour comprendre ce mystère.”

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